Pourquoi j'ai fait un 3ème AVC : causes, stress, prévention et pourquoi c'est un bien ?
Il y a quelques jours, j’ai fait un troisième AVC. Et encore une fois, j’ai eu beaucoup de chance, car je n’ai pas de séquelles lourdes. Pas de paralysie, ou très peu, même ceux qui me connaissent ou me croisent dans la rue ou au marché, ou en clientèle, ne peuvent pas se douter que j’ai fait un AVC.
Je suis passé à côté du pire, c’est une chance inouïe !!! Et j’en mesure à peine la portée.
3ème AVC ? Parce que tu en as fait 2 autres ?
Jusqu’au 2ème AVC, je ne savais pas que j’en avais déjà fait un avant. En fait, à l’IRM du 2ème, le gars m’a demandé « vous n’avez pas eu quelques problèmes il y a 2 ou 3 ans ? » Mmmmm…Je lui ai répondu que oui en effet, il y a deux ou trois ans, j’avais eu des problèmes d’élocution durant plusieurs jours, je perdais mes mots, je béguayais… A l’époque une amie m’avait dit que cela devait être le stress. Pourtant je ne me suis jamais senti stressé, mais en fait le stress ou l’anxiété peut prendre différentes formes. Moi c’est l’accumulation, mon divorce, devoir séparer les biens, payer mes dettes, mon crédit pour la voiture que je n’ai plus, l’achat d’un terrain avec un cabanon en plus, l’achat d’une petite maison en ruine pour la revendre, l’immobilier et les clients qui te plantent le rdv, te demandent l’adresse pour ensuite aller voir le propriétaire en direct…
Mes 3 accidents vasculaires cérébraux
Donc, j’ai fait 3 accidents vasculaires cérébraux :
– le premier il y a 2 ou 3 ans, lorsque je perdais la parôle, mais que je n’y ai pas pris plus d’importance que cela, car je n’ai pas consulté,
– le second (que je pensais être mon premier), le 13 décembre 2025, lorsque dans la douche, mes doigts ont commencé à bouger tous seuls, là j’ai paniqué, mais tardé un peu à appeler le SAMU, et ne suis resté que moins de 24h aux urgences,
– le troisième, le dimanche 1er février 2026, lorsque mes doigts ont recommencés à bouger tout seuls, et qu’heureusement mes voisins étaient là pour m’emmener aux urgences de Châteauroux et gagner sur le temps que l’ambulance arrive chez moi, et que j’ai été hospitalisé en Neurologie 3 jours.
Ce que j'ai compris cette fois-ci
On ne fait pas un AVC par hasard. Ce n’est pas seulement la tension, ni l’âge, il y a de multiples facteurs dont les principaux sont :
– l’alimentation
– le manque d’activité physique
– mais peut-être surtout (dans mon cas) le stress et l’anxiété chroniques
3ème AVC ou quand la chance ne suffit plus
Je n’ai pas de séquelles lourdes, pas de paralysie, pas de handicap visible. Je n’ai pas une tension artérielle catastrophique, au contraire même, je tourne toujours autour de 12. Je ne suis pas le profil “évident”. Et pourtant, j’ai fait trois AVC.
À un moment, il faut arrêter de parler de hasard.
Les vraies causes : alimentation, sédentarité, et surtout le stress et l'anxiété.
On parle souvent d’AVC en termes médicaux :
– hypertension
– cholestérol
– diabète
– tabac
– alcool
Mais dans mon cas, la réalité est plus subtile.
Oui, l’alimentation joue un rôle.
Oui, le manque d’activité physique compte.
Oui, le corps s’use si on ne le respecte pas.
Mais ce que je ne peux plus ignorer aujourd’hui, c’est le stress.
Le stress chronique.
L’anxiété silencieuse.
La pression permanente.
Cette tension intérieure qui ne se voit pas.
Le stress et l'anxiété, des poisons invisibles
On peut avoir l’air calme, continuer à travailler, produire, avancer, construire des projets. Mais à l’intérieur, le système nerveux est en alerte constante, c’est insidieux. Le corps encaisse, encore et encore. Jusqu’au jour où il envoie un signal plus fort.
Un AVC n’est pas toujours “juste un accident”, c’est parfois le résultat d’années de surcharge.
Pourquoi je publie cet article ?
Je pourrais garder ça pour moi, mais je pense qu’on banalise trop les signaux faibles.
Un trouble de la parole.
Une fatigue inhabituelle.
Des maux de tête différents.
Une sensation étrange qui passe.
On se dit :
“Ça ira.”
“Ce n’est rien.”
“Je verrai plus tard.”
Moi aussi, je l’ai fait, trois fois…
Si ce témoignage peut éviter à quelqu’un d’ignorer ces signaux, alors il aura servi.
Je suis passé à côté de l'AVC grave
C’est ça, la vérité. Je suis passé à côté. Mais combien de fois peut-on passer à côté ?
Un AVC grave peut laisser :
– une paralysie
– des troubles cognitifs
– une perte d’autonomie
– une vie bouleversée
Cette fois, j’ai eu de la chance, mais la chance n’est pas un plan de vie.
Ce 3ème AVC, je l’ai vécu comme un rappel de la vie. Que fais-tu dans cette vie Philippe ? La vie est courte, elle passe beaucoup trop vite. Est-ce que la vie c’est travailler pour un patron ou est-ce que la vie, c’est travailler pour soir et se réaliser ? Cet nouvel accident m’a ouvert les yeux.
J'ai fait un bilan
Je me suis fait un bilan. J’ai pris mon cahier pour noter le positif et le négatif de ma vie, pour chercher d’où pouvait venir mon problème. Il y a l’alimentation bien sûr (voir le paragraphe suivant), le manque de sport, mais surtout le stress et l’anxiété, et c’est là où j’ai pesé le pour et le contre, dans les deux domaines où j’agis, c’est à dire l’immobilier comme mandataire, pour vivre (commissions chez DrHouse), et la maison bulle avec mes formations (en cours de création) et mes accompagnements. Et la balance penche vraiment vers les maisons bulles… Je passe beaucoup trop de temps sur la prospection immo, la rédaction des mandats, la prise de photos et vidéos, les visites, les rdv’s où les clients ne viennent pas, le travail le soir pour répondre aux messages… C’est un vrai job, mais est-ce je travail que je kiffe vraiment ? Car au final, je ne trouve plus le temps pour travailler sur les maisons bulles, sur mes articles, sur mon site web et mon chantier…
Ce que j'ai mis en place
Ce troisième AVC a marqué un tournant dans ma vie, pas seulement une résolution théorique, il a agit comme un vrai détonateur.
J’ai revu mon alimentation
- Plus simple avec beaucoup plus de légumes crus et bio (carottes, betteraves, endives…), de fruits frais de saison, et fruits secs, (amandes, noix…),
- J’ai supprimé les plats transformés du supermarché, adieu barquette de nems, paella…
- Terminé la charcuterie, les viandes rouges…
- Penser à boire, boire, boire, de l’eau bien sûr, terminé l’alcool, même chez des amis (je n’en buvais plus depuis longtemps de toute façon),
- …
- Ca me fait penser au sommet sur l’alimentation qu’organise mon amie Gaëlle Dobignard dans une semaine. Elle a invité 28 professionnels sur différents secteurs, pour s’exprimer sur le bien manger au jardin…
Bouger tous les jours
- Marcher minimum 30 minutes par jour, sans compétition, sans performance, juste pour bouger mon corps, au départ de la maison, mais aussi prendre la voiture pour aller marcher dans un parc, ou une ville à côté,
- Respirer, le plus possible dehors, dans la nature, à l’air libre,
Réduire le stress consciemment
C’est le plus important. J’ai commencé à ralentir, à arrêter la prospection de biens immobiliers à plus de 50 km de chez moi, j’ai arrêté de prendre des mandats sur des biens trop petits, donc à petits prix, donc à petite commission, où je fais parfois 10 visites ou plus (jusqu’à 35 visites sur un bien avec une commission de 6.000€ à partager en 2…), pour gagner des queues de radis car gazole, temps, assis dans ma voiture… J’accepte de faire moins mais mieux, de surtout penser à moi, mais aussi de penser à vous…
Quel est le lien avec Habitat Bulles ?
Oui, bien sûr qu’il y a un lien. Depuis longtemps, je parle de simplicité, de minimalisme, d’habitat plus petit, de vivre mieux dans moins d’espace, de plus de nature… Mais ralentir ne doit pas être qu’un concept architectural, ça doit devenir un mode de vie.
Ce troisième AVC me rappelle que la cohérence ne peut pas être juste théorique, elle doit être incarnée.
J’ai donc réfléchis à ce qui me motivait dans la vie, mon ikigaï comme dirait ma fille, et bien sûr ça a été naturel, c’est la maison bulle, les maisons bulles, et à l’intérieur, vous transmettre mes idées et concepts. Je vais donc placer Habitat-Bulles en premier dans ma vie, et l’immobilier en second plan pour l’instant, en alimentaire, jusqu’au moment où je pourrais le laisser complètement. Mais je vais vous expliquer tout ça dans mes prochains articles.
Le message que je veux vous transmettre
Écoutez votre corps. Ne banalisez pas les signaux faibles. Le stress n’est pas neutre, il laisse des traces invisibles. On peut passer à côté du pire, mais on ne devrait pas avoir à tester ses limites plusieurs fois.
Si vous voulez voir la vidéo...
J’explique tout plus en détail dans ce podcast : Pourquoi j’ai fait un 3ème AVC ?
Prenez soin de vous
Ce message est simple, la santé n’est pas acquise pour toujours, le corps parle, il nous parle mais on ne l’entend pas toujours. Et parfois, il faut un électrochoc pour entendre.
Moi, j’ai eu trois alertes, j’ai commencé à écouter à la seconde et j’ai pris de grandes décisions à la troisième.
