A propos
Philippe Delage "Bulliste"
Châteauroux
Bonjour, je suis Philippe Delage, je suis né le 11 janvier 1967 (je vous laisse calculer mon âge) à Châteauroux, la ville de Gérard Depardieu.
Enfant j’adorais dessiner. Je voulais devenir architecte. Mais au collège, mes parents ont suivis l’avis des professeurs et je me suis retrouvé en CAP comptabilité (on devait en manquer à l’époque). Peut-être n’ai-je pas su assez m’affirmer à ce moment-là.
Après un CAP comptabilité, CAP employé de bureau (je sais écrire sur un clavier de mes dix doigts, et ça c’est cool), et un BEP commerce, j’ai commencé par travailler en intérim dans à peu près toutes les entreprises du coin, Berry Tuft, Châteauroux Fonderies, Harry’s, Cerabati… puis j’ai vendu des pin’s, des baguettes de soudure de marque Duratrode (sans savoir souder…), des voitures Volkswagen chez Mr Barrois (un grand Monsieur, self man made) qui ne m’a pas gardé (bah oui, j’ai cassé 2 voitures… son fils un peu plus, mais ça c’est une autre histoire…).
Un peu plus tard, j’ai suivi une formation d’un an de charpentier au CERP (je ne me souviens plus de la signification), dispensée par Bertrand, un compagnon du tour de France. J’avais le rêve de construire un bateau en bois pour partir faire le tour du monde, un catamaran Wharram. Après le CERP, je suis allé un an aux Ateliers de l’Enfer de Douarnenez, sur la place du Port Rhu, près du siège social de la revue Le Chasse Marée où j’aimais passer du temps, pour apprendre la charpente marine en bois. Ce fut une belle expérience. Je me souviens avoir participé à 3 stages. Je crois que le premier stage était sur les bords du lac Léman, dans un petit chantier a Publier, le second s’est passé chez Mr Grandclément qui restaurait des runabout’s à Saint Malo, et le dernier, c’est celui qui m’a le plus marqué, chez Erio Matteri au lac de Côme en Italie. Mais je ne suis jamais partis en voilier…
1994, suite à ma séparation avec mon amie de l’époque, je suis partis 2 mois au Mexique, chez Fred un ami, pour changer d’environnement. Ce fut un électrochoc. C’était la première fois que je prenais l’avion, la première fois que je découvrais un nouveau pays, à l’autre bout du monde… Je me souviens être allé à l’agence de voyages un lundi prendre mon billet « c’est quand le premier avion pour Guadalajara ? », « dimanche ! », « je prends !!! ». Et le soir, lorsque nous étions au diner chez mes parents et que je leur ai dit « dimanche je pars en voyage pour me changer les idées », ah bon, ou ça ? Au Mexique !!! « Tu n’as pas trouvé plus près ? »…
Top Gun
Mexiqu'Import
J’y ai rencontré Adriana, nous nous sommes mariés, nous avons eu une fille, Jacqueline. J’ai commencé à importer de l’artisanat mexicain que je vendais dans une boutique rue Ledru Rollin à Chtx qui s’appelait Mexiqu’Import. J’avais d’ailleurs réalisé une superbe devanture en bois qui est toujours stockée à Déols. Au début j’ai fait venir par avion mais ça coutait extrêmement cher, puis j’ai importé un premier container avec des meubles, des poteries et de la décoration en général, tout ça de 1995 à 1997, date à laquelle j’ai tout arrêté pour partir m’installer au Mexique et retrouver ma femme et notre fille. J’y suis resté 7 ans, de 1997 à 2004. Durant cette période j’ai exercé le métier d’acheteur pour des clients au Canada, en Suisse ou en France pour lesquels je dénichais des produits. Pour mon client canadien, je faisais fabriquer des ferrures de meubles en métal martelé. J’ai eu un client suisse, Michel, qui voulait monter un restaurant mexicain. Je me souviens avoir également vendu 2 containers de bougeoirs en métal et verre pour l’enseigne Nature et découvertes. La plus grosse erreur de ma vie, c’est d’être rentré en France. Pourquoi ? Je voulais que notre fille suive une éducation française, quelle connerie quand j’y repense.
Le retour, c’était aussi la continuité de mon travail au Mexique. J’ai ouvert l’entreprise DECOMEX SARL avec mon ami David Thibault et le site internet du même nom. Au début mon ami Joël Magnoux venait d’acheter un grand bâtiment sur la zone aéroportuaire de Déols, et m’a prêté une surface de 400m2 pour stocker mes poteries, mes braseros barbecues, mes fauteuils equipales, la déco… L’entrepôt était un ancien bâtiment construit par les américains dans les années 1950. L’ensemble devait avait une surface de plus de 2.000m2. Joël s’était lancé dans la réparation de matériel médical. Il me prêtait une partie située au premier étage, à laquelle on accédait par un ascenseur monte charge d’époque avec grille devant. Les montées et descentes étaient épiques et prenaient un temps fou mais je ne payais pas de loyer et j’y avais accès tout le temps. A l’époque je me souviens que je m’étais créé un catalogue, type VPC, mais qui me servait à la fois pour mes clients revendeurs et pour mes clients particuliers. Aux revendeurs je vendais surtout des poteries et les braseros barbecues (j’ai été le premier à importer des braseros en terre cuite en France), et je vendais toute la petite décoration sur internet. J’avais des supers produits, des luminaires en métal découpé en forme de tête de cheval, salamandre, cactus, soleil, lune… Je me souviens de mon grand luminaire soleil, qui mesurait 2m de long x 1,2m de haut !!! Enorme !!! A la foire de Paris, je me souviens que des clients étaient partis avec dans le métro. Ils m’avaient dit : « on le prend tout de suite car on sinon d’autres vont l’acheter… Incroyable !!!
Decomex
Montgivray
En 2010, nous avons cherché un terrain pour construire une maison bulle, un vieux rêve que mon épouse partageait avec moi. Le prix des terrains autour de Châteauroux étant exorbitants, nous nous sommes éloignés petit à petit, 10km, 20km… Et puis un jour, dans la rue Henri Bonnin à Montgivray, j’ai trouvé un terrain en friches avec la vue sur La Châtre. J’ai tout de suite flashé dessus et nous avons acheté 9.822m2 pour 8.500€ frais de notaire compris, c’était une affaire mais le terrain était en friches et surtout en pente… Avant de l’acheter, j’ai été voir le maire pour lui présenter mon projet, et il m’a dit : « Ahhh vous allés être enterrés, donc personne ne vous verra, personne ne viendra me dire « eh dis donc Jean-Claude, c’est quoi ce truc ? », vous pouvez acheter votre terrain ». A partir de là, nous avons commencé à défricher avec des amis (Sandrine et Anthony, Fanny et Jean-Claude…), puis mon ami Eric m’a aidé à mettre en forme mon plan et à déposer le permis de construire, accepté, après avoir quand même rencontré la DDE (maintenant la DDT), et l’architecte conseil du CAUE de Châteauroux. Il a fallut ensuite trouver un terrassier pour creuser 3 plateformes, en haut le garage et la maison en bas et au milieu. Je me souviens, le premier était à 60€ de l’heure mais on ne savait pas où on allait, le second était à 120€ de l’heure, et quand le troisième est descendu de son gros 4×4 avec ses souliers vernis, je me suis dit qu’avec lui, ça risquait d’être plus cher… Je commençais à désespérer lorsque mon voisin Jean-Paul m’a parlé de Frederic Ferrand qui habitait un peu plus loin dans la rue…
Avec Fred, tout a été tout de suite plus facile. D’abord, il nous a fait un forfait d’environ 5.000€ pour le terrassement des 3 plateformes, l’accès en bas, la pose de toutes les gaines… On savait où on allait. Et Fred est devenu un ami. Lorsque j’ai besoin de sable ou de descendre du matériel, il est là avec son Merlo télescopique vert. C’est lui qui m’a descendu ma grosse bétonnière, mon compresseur, du gravier, du sable par camion… Et lorsque j’ai besoin de son gros perfo ou de matériel professionnel, il me le prête. C’est un mec en or massif, qui travaille du lundi au dimanche car en plus du terrassement, il a une exploitation agricole et passe ses weekends à livrer de la paille à l’autre bout de la France… Un sacré gars avec des prix plus que corrects, dommage qu’il parte en retraite bientôt… A l’époque, c’est son frère Pascal qui est venu faire le terrassement, ronchon mais adorable le Pascal. En haut il y a donc l’accès au garage, et au milieu et en bas, la maison bulles, qui sera recouverte de terre. Je me souviens aussi du jour où sa grosse chenille est tombée en panne en bas pendant une semaine, je commençais à me faire à l’idée qu’elle allait rester là… mais heureusement, il a plus d’un tour dans son sac et la chenille est remontée.
Terrassement
Formation Antonio
Dans les années 2010 et un peu avant, j’ai commencé à rencontrer des architectes et auto-constructeurs de maisons bulles. Je suis allé voir Antti Lovag 2 ou 3 fois, souvent de passage dans le sud avec mon fourgon Peugeot Boxer. En fait, je livrais souvent mes clients directement car les poteries c’est fragile dans les envois par transporteur. Je sais, c’était une connerie car cela me prenait un temps fou et me coutait de l’argent, mais c’était aussi pour les rencontrer et lier une complicité avec eux. Et après les avoir livrés, j’étais à vide et pouvait passer voir le « bulliste » du coin. C’est comme ça que j’ai aussi rencontré Daniel Bord dans les Pyrénés, Claude Costy en Savoie, visité quelques maisons bulles de Renato Ligabue dans la Drôme, le Palais Bulles, et puis surtout celui qui allait devenir l’un de mes meilleurs amis et mentor, Antonio Benincà. La rencontre avec Antonio a été déterminante pour moi. Avec lui j’ai appris énormément, à la fois sur mon chantier, mais aussi durant les stages que nous avons organisé, et chez lui où je l’ai accompagné chez ses clients « tonnelles », et bien sur chez Marc pour qui il a réalisé sans doute sa plus belle maison sur un terrain avec une vue exceptionnelle, car en plus de sa maison bulle de Saint-Germain-Laval, Antonio a construit une bulle dans un collège à Balbigny, une autre dans le sud de la France, une piscine à débordement… et des tonnelles !!!
En 2012, j’ai suivi une formation d’Aurélien Amacker sur internet pour lancer mon blog Habitat-Bulles. J’y partageais les avancées sur mon chantier de construction, mais y présentais également les architectes, auto-constructeurs, et maisons que je visitais, les techniques de construction, le matériel…
J’ai tout de suite rencontré un vif succès, et de nombreuses personnes ont commencées à me poser des questions. C’est à ce moment là, qu’avec Antonio, nous avons eu l’idée d’organiser des stages sur mon chantier. On s’est vite rendu compte que les maisons bulles intéressaient. Sans aucune prétention, peut-être que nos stages faisaient suite aux stages organisés par le passé par Antti Lovag, ils étaient une suite logique pour la nouvelle génération. Antonio était ravi car il pouvait transmettre son savoir, et moi et les stagiaires nous apprenions à ferrailler, sentir les formes, fabriquer des fenêtres, poser du coffrage perdu, projeter du micro-béton… Une cinquantaine de personnes se sont formées à la maison bulles de Montgivray avec Antonio Benincà.
Stage maison bulle
GREENPOD
Et puis, un jour, je crois que je me suis rendu compte que je construisais une maison beaucoup trop grande, un vrai Palais Bulles, et je suis entré dans une sorte de dépression, j’ai abandonné le chantier 4 ou 5 ans, jusqu’à aujourd’hui où j’ai retrouvé la motivation plus que jamais. Je crois que cette période était nécessaire pour moi. Car c’est en construisant sans doute trop grand, que j’ai pris conscience de l’ampleur d’un tel chantier et que j’ai pensé et conçu l’idée de la mini maison semi-enterrée, un concept que j’ai appelé GreenPod, Green pour le vert, la nature, le terrain de golf, et Pod pour le cocon, le petit habitat, la Tiny house. L’idée avec GreenPod, est de revenir à l’essentiel, concevoir des habitats adaptés aux réels besoin de l’être humain et pas fonction de m2 ou d’apparence extérieure, des maisons avec le minimum d’entretien, sans chauffage ou presque, isolées avec la terre autour, antisismiques et anticycloniques, fonctionnelles, faciles à construire seul ou avec des amis…
GreenPod c’est un concept minimaliste qui se rapproche du concept Troglobulle d’Antonio. Le plan ci-joint montre un exemple de maison que l’on peut concevoir et construire, mais on peut aussi construire sous une voûte comme NaturaDome mais en plus petit. Il faut pour cela apprendre à vivre avec moins, car « moins = plus » ou « – = + », less is more. Cela parait fou, mais il est possible de construire des mini maisons semi-enterrées, seul, pour moins de 500€ du m2, à condition de rester sur des petites surfaces. GreenPod oeuvre sur ce secteur en alliant la structure en voile de béton des maisons bulles, avec les avantages des maisons semi-enterrées nécessaires aujourd’hui avec le réchauffement climatique.
Depuis 2019, je suis mandataire immobilier chez DrHouse-Immo, oui comme la série télévisée. DrHouse est un réseau de + de 1.200 mandataires (au moment où j’écris ces lignes en 2025). On est tous des indépendants, souvent Auto-Entrepreneur, parfois en portage salarial. J’ai démarré l’immobilier grâce à un ami qui était entré chez Maxihome, mais le gérant devait confondre chiffre d’affaires et bénéfice, car il encaissait bien les commissions mais oubliait de les redistribuer aux mandataires qui avaient fait le travail. Ca a duré plus de 6 mois l’histoire, les mandataires ont commencé à porter plainte, puis DrHouse a racheté les dettes et nous a proposé d’entrer chez eux. C’est comme ça que j’ai intégré l’enseigne où je suis actuellement. C’est un métier passionnant, découvert sur le tard, qui me permet d’assouvir ma passion des vieilles pierres, des terrains, des moulins, des ruines… et qui me laisse une grande liberté. Et bien sur, je suis aux premières loges pour découvrir parfois des pépites que j’achète pour revendre…
DrHouse-Immo
GreenPod Village
Après un long temps d’arrêt, le chantier a donc redémarré cette année en 2025. Il y a beaucoup à faire, surtout que les demandes d’aide n’ont jamais cessées. C’est pour cela qu’en plus du chantier, j’accompagne des futurs constructeurs à concevoir leur projet ; trouver le terrain idéal, dépôt du permis de construire, matériel et matériaux spécifiques à acheter, pourquoi réaliser une maquette, les fondations, le ferraillage… J’ai remarqué également que vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir construire pour louer en location courte durée type AirBnB. Il est vrai que le concept GreenPod est tout à fait adapté, car si une maison bulle coute 3 ou 4 fois moins cher en matériaux qu’une maison traditionnelle, mais qu’elle coute 3 ou 4 fois plus cher en main d’oeuvre, la réflexion, ma réflexion, est de se dire que la solution, c’est :
– 1, de construire soi-même,
– et 2, de construire des petites surfaces.
Et dans ce cas là, pourquoi ne pas construire un village de mini-maisons semi-enterrées GreenPod ?
L’idée est simple, acheter un terrain avec suffisamment d’espace pour construire plusieurs micro-logements biocllimatiques, séparés les uns des autres par des allées piétonnes. Construire une première maison comme « maison témoin » que vous habiterez, puis d’en construire une seconde que vous louerez, et une troisième également… Ainsi en plus de vivre dans votre espace adapté à vos besoins, sans chauffage, vous pourrez rentabiliser votre investissement et pourquoi devenir rentier en micro-logements bioclimatiques.
mon objectif
J'accompagne les investisseurs visionnaires qui veulent :
se procurer des compléments de revenus
obtenir leur indépendance financière en multipliant les projets
ne plus travailler pour un patron
avoir plus de temps libre pour eux, leur famille et leurs amis
