Tom Vincent, expert PAHS

En octobre 2016, j’ai eu le grand plaisir de recevoir Carol et Tom Vincent qui avaient décidés de venir passer un mois en France chez des amis à Paris.

Carol et Tom dans le Berry

Le PAHS de Tom Vincent

Qui est Tom ?

Tom et Carol habitent dans l’état de Virginie aux États Unis. Dans les années 1980, Tom a construit une maison avec un PAHS (voir plus bas) au milieu de sa petite forêt. Cette construction en métal et béton est chauffée principalement par le soleil (il consomme en plus 2 m3 de bois par an lorsque le thermomètre descend en dessous de -10) et un système de ventilation que nous appelons chez nous VMC double flux. Les murs de la maison sont en béton banché recouvert de feuilles de cuivre à l’extérieur et le toit est constitué de poutrelles en acier qui supportent + de 270 tonnes de terre au dessus avec un jardin potager.

la maison de Tom & Carol

Ma rencontre avec Tom

J’ai connu Tom par mon site internet. En fait j’en avais entendu parler il y a déjà quelques années. A l’époque, Antoine avait séjourné chez lui en Virginie puis lors d’un déplacement en France, il lui avait présenté quelques constructions mais ils n’avaient pas eu le temps de passer chez moi. Il y a deux ans environ, suite à la lecture de mon article d’hommage sur Antoine, Tom me contacte à travers le site internet, et nous commençons à échanger. Puis en début d’année, lorsqu’il me dit qu’il va venir en France, je m’empresse de lui proposer de passer à la maison et lui organise d’autres visites de maisons bulles, mais aussi bien sur, des visites touristiques. C’est ainsi que Tom, accompagné de sa charmante épouse Carol, ont pu visiter la maison de George Sand, le château de Sarzay, le village de La Châtre… et bien sur mon chantier de maison bulle, mais aussi la maison de Antonio, celle de Marc et celle de Bernard.

Philippe & Tom

Le PAHS

PAHS, quatre lettres qui signifient Passive Annual Heat Storage, ou stockage inter-saisonnier de chaleur. Le concept a été inventé par un jeune physicien, John Hait, dans les années 1970. Il en a même écrit un livre (en anglais), remplit de dessins mais sans aucune photos. Le concept consiste a chauffer sa maison avec la terre qui l’entoure. Le problème avec le PAHS, c’est que son inventeur, ne communique plus sur le sujet. Il a fermé son site internet (www.earthshelters.com), ne communique pas les adresses des personnes ayant installé un PAHS chez elles, et ne répond pas aux emails. Récemment, en 2013, il a sortit un nouveau livre, et on aurait pu croire qu’avec plus de 30 ou 40 ans de recul, on trouverait des adresses et retours d’expériences. Malheureusement ce n’est pas le cas. Pourtant, sur le papier, le concept a l’air génial, alors il faut nous aussi faire des essais…

l'ouragan pahs

Groupe tempête de cerveaux

Alors depuis quelques années, nous sommes une petite dizaine d’auto-constructeurs a nous réunir, en général une fois par an, pour débattre sur le sujet du PAHS. La 1ère réunion s’est faite chez moi avec Antoine, Eric et Antonio. A la seconde un an plus tard, nous avons accueillit une nouvelle fois à la maison, une bonne dizaine de personnes. Nous avons organisé la troisième réunion en 2015 chez Bernard et nous devions nous réunir chez Antonio a la fin 2016 mais nous avons reporté a 2017. Lors de ces tempêtes, nous réfléchissons à comment mettre en place le PAHS sur nos maisons.

tempete-cerveaux

La maison de Tom

Lorsque Tom et Carol décident en 1985 de construire leur maison en béton, ils font appel a une entreprise locale mais celle-ci décline l’offre car les plans de sa construction sont très inhabituels pour l’époque. Tom finit par acheter un livre « Construction Manual : Concrete & Formwork » et décide de se lancer seul dans l’aventure aidé également par le livre de John Hait et 2 gars qui en savaient encore moins que lui sur la construction. Néanmoins, la joyeuse équipe va construire les murs légèrement courbes (Tom n’aime pas non plus les lignes droites) avec des coffrages en contreplaqué. Au départ, les artisans du coin étaient septiques mais aujourd’hui, Tom est cité en exemple, comme quoi il faut toujours suivre ses intuitions…

tom voyage en france

Les ours

Vivant en pleine forêt, Carol et Tom ont souvent la visite d’ours sur leur propriété. Tom cite « Un été, j’ai conduit ma mère à sa maison de vacances dans le Michigan, Carol est restée seule a la maison et m’a appelé complètement paniquée. Un ours était sur le patio avant. Carol aime suspendre des CD sur la corde à linge pour renvoyer la lumière dans la maison. L’ours les trouva aussi intéressants que Carol, il s’amusait avec eux avec ses pattes. Carol a essayé de faire du bruit mais l’ours s’amusait trop. Je lui ai dit de tirer un coup de fusil en l’air par la porte de la cuisine mais Carol n’aime pas beaucoup les armes. Après plusieurs heures, l’ours en a eu marre et est rentré chez lui ».

ours chez Carol et Tom

Lolabelle

Le seul oubli a été Lolabelle qui voulait absolument me voir mais qui n’a pas pu prendre son billet d’avion a temps. Elle a du rester à la maison pour la protéger des ours. Elle m’a tout de même envoyée cette jolie pensée, a laquelle je réponds que moi aussi « je t’aime Lolabelle » et j’espère te voir bientôt…

lolabelle

Tom chez Antonio

Durant son passage en France, Tom et Carol ont donc visité la maison bulle d’Antonio Benincà, qui leur a aussi fait visiter la maison bulle de son ami Marc.

Antonio & Tom

Tom chez Marc

chez Marc

Tom chez Bernard

Lors de leur périple, Tom et Carol ont aussi pu passer visiter la maison bioclimatique de Bernard, qui a commencé il y a deux ans a installer un PAHS. Une occasion unique de débattre et vérifier certaines idées.

Tom & Bernard

Chez Tom cet hiver…

Tom sous la neige

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)
Tom Vincent, expert PAHS, 10.0 out of 10 based on 2 ratings

Commentaires

  1. Un peu dubitatif sur la démarche PAHS, appliquée à la Virginie qui est en zone subtropicale humide. Les hivers y sont doux et les étés très chauds. Des journées et nuits à -10°c, il doit y en avoir cinq tous les trois ans…

  2. Bonjour,

    Concept que j’étudie de très très très près !!

    D’apres les informations que j’ai pu réunir, la propagation de la température dans la terre est en gros de 1 mètre par mois. Donc :
    Soit une bâche d’ensilage enterrée à un mètre de profondeur, sur une largeur de 6 mètres autour et au-dessus d’une maison voute en béton.

    La chaleur de l’été sera »conduite » en hiver en direction du point le plus froid (thermodynamique de base) donc la maison.

    Ladite chaleur aura forcément tendance à se concentrer vers la maison, puisuqe notre bâche d’ensilage stoppera les transferts thermiques ves la couche supérieure de la terre.

    Telle est mon idée, à confronter bien sûr aux autres experiences.

    En tout cas , ma maison voute sera contruite ainsi !!

    Bonne vie à tous et à toutes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.